Le côté obscur du collectif- HBR

Voici un article tout-à-fait passionnant sur les pièges du collectif -qui fait écho aux posts précédents sur le management d’équipes créatives-.

On peut citer le poids de la norme en premier lieu, puis le sentiment d’appartenance… Je vous laisse découvrir, et je reviendrai dans un prochain billet sur ces notions qui ont été par ailleurs développées dans un autre livre passionnant: « Influence et manipulation » de R.Cialdini.

L’article de Harvard Business Revue ICI

Now Future!

Ou si cette période de rentrée morose et grise, était le moment pour se lancer dans une nouvelle aventure, changer d’habitudes, de boite, de job…ou de vie?

Si vous regardez en arrière les mois qui se sont écoulés avant la trêve estivale, vous vous dites que vous n’aurez jamais l’énergie cette année de ré-affronter tout cela!, Que vous avez frôlé le burn-out, que vous avez oublié de prendre soin de vous, (comment auriez-vous pu avec la pression que vous vous êtes mis côté boulot?), ou alors que vous vous êtes ennuyé à faire des choses qui vous semblent totalement inutiles à l’échelle de la planète…que vous avez renoncé à trop de choses par manque de temps, et que finalement, vous avez plutôt côtoyé la morosité , la répétition, et l’inquiétude, plutôt que le plaisir de faire ce qui vous plait réellement, ou construire quelque chose qui a du sens pour vous.

Alors c’est décidé, cette année, il faut que ça change!

Changer Quoi?

Changer soi-même. Pas de suspens. Tout simplement parce que chacun d’entre nous construit sa propre réalité, face à des situations de la vie quotidienne ; alors si l’on veut que la réalité change, c’est par nous-même qu’il faut commencer.

Une réalité différente pour chacun, vraiment? Par exemple, la réalité d’un ordinateur n’est-elle pas objective? Non, car il représente des tas de choses différentes selon les personnes: un outil de travail pour la majorité d’entre nous, une manne financière pour le constructeur, un défi R&D pour ses employés, un cauchemar pour ma grand-mère, le magasin du monde pour mes copines fashionistas, la vraie vie pour les no-life, un accès à l’enseignement pour toutes les personnes qui suivent des mooc, une gageure pour les associations écologiques, etc;

Bref, pour changer quelque chose dans sa vie personnelle ou professionnelle, il s’agit de changer la façon dont on perçoit les choses, ce qui va transformer petit à petit notre manière d’agir. et donc changer notre (la) réalité.

Oui, mais vous ne savez pas par où commencer ? Vous n’avez pas de passion particulière? Super. je vous renvoie tout de suite à cette excellente vidéo de Nicolas Beretti sur l’illusion de la passion

Mieux se connaître 

Mieux se connaître est la condition pour comprendre à la fois que qui nous plait vraiment, mais aussi les peurs que nous avons, nos désirs, nos aptitudes, nos freins, nos talents, ou nos croyances. Il ne suffit pas d’avoir « Envie d’avoir envie »…

Beaucoup de méthodes existent pour cela; des milliers de livres et autant de formations. Quelle que soit la manière dont vous entrez dans cette recherche, elle vous sera très profitable. Voici deux exercices pour amorcer la réflexion;

# les verbes d’action : pour avoir un panorama large d’exploration, commencez par trouver sur internet une liste de verbes d’action (#verbe d’action #compétences) et pointez ceux qui correspondent à des choses que vous aimez ou savez faire tout particulièrement dans les différents domaines proposés.

Attention : pensez à vous dans le contexte personnel. en effet, nous sommes très formatés par le contexte professionnel, et parfois nous savons très bien exécuter des choses par la force de l’expérience, qui ne font pas partie de nos aptitudes profondes. Par exemple, le cas de ces personnes qui savent parfaitement faire un bilan comptable, mais qui sont incapables d’organiser un voyage avant la veille au soir. Est-ce que «gérer » est un verbe d’action qui leur permettra réellement d’avancer dans leur recherche?

# « ma vie mon œuvre » : raconter son histoire permet de prendre du recul et de prendre conscience de certaines dynamiques de votre parcours. Racontez-là à plusieurs personnes différentes, demandez-aux autres de vous raconter leur histoire et vous verrez que parfois dans cet exercice, des choses apparaissent.

Pour commencer, construisez votre histoire sur ce plan très simple:

«d’où je viens → où je vais »

 évidemment le « où je vais » n’est pas évident à ce stade, mais c’est le moment d’explorer plusieurs pistes et de les laisser infuser … pour voir! N’ayez pas peur des choses apparemment contradictoires, ne cherchez pas à occulter les échecs car rappelez-vous que l’échec en lui-même n’a aucune importance, ce qui est important c’est ce que vous avez appris et de quelle manière vous avez réagi….et surtout racontez!

Si votre changement consiste à changer de job, vous commencez là les prémices de votre futur pitch.

Changer, pourquoi c’est difficile?

Il y a beaucoup de freins au changement, je vous propose d’en éclairer quelque uns avant d’aller plus loin:

1- sa propre réalité: comme on l’a dit en introduction, il n’y a pas une réalité mais autant de réalités que d’individus. Le premier grand frein est donc d’être isolé et seul.

Sortez, rencontrez d’autres personnes, allez dans des meetup sur des sujets qui vous intéressent, c’est absolument primordial pour que votre perception puisse se transformer pour vous permettre de faire des choses nouvelles. En témoignage cette jeune femme qui me disait participer à des réunions d’une grand association écologique où elle s’était rendue compte que son avis était écouté, pris en compte et où elle avait commencé à percevoir qu’exprimer ses convictions en public n’était pas du tout un problème dans ce contexte.

 

2- la résistance au changement: chaque fois que nous changeons quelque chose dans notre environnement professionnel ou personnel, cela crée un déséquilibre dans notre vie, jusqu’à ce que l’on retrouve un nouvel équilibre.

C’est ce qui se passe quand on déménage, quand on commence un nouveau job etc. Naturellement on a tendance à vouloir éviter ce déséquilibre qui nous fragilise et nous déstabilise. Pour autant c’est un passage obligé. Cette résistance n’est pas mauvaise en soi, parfois elle nous protège de décisions qui seraient trop risquées!

Attention: nous sommes très formatés pour faire des diagnostics et des auto-diagnostics, lister nos points forts et nos points faibles. Mais je crois que faire cela nous laisse surtout tourner en rond dans la situation qui ne nous convient plus.

Or, c’est bien l’objectif de progrès qui nous motive qu’il faut aller chercher!

 #Pour essayer d’y voir plus clair, faites-vous une liste de ce que le changement que vous souhaitez vous apportera une fois que vous aurez surmonté le déséquilibre initial:

Ce sera le point de départ de la construction de votre objectif !

Et ensuit cela vous permettra de mettre le doigt sur vos résistances et vos peurs, et comprendre en quoi elles vous protègent, en quoi elles vous freinent, et quelles pistes vous pourriez envisager pour les surmonter.

Je me souviens d’une manager d’équipe qui souhaitait se lancer dans la confection, sa passion depuis toujours, mais qui craignait le regard familial sur ce changement professionnel; cette résistance a cédé une fois le dialogue installé.

Alors maintenant comment on fait concrètement? (Munissez-vous d’un carnet!)

1- Observation : si vous avez décidé de changer, c’est que quelque chose s‘est passé et vous a envoyé un message du genre « enough is enough » .

Formulez votre situation. Imaginez vous en train de décrire votre situation à quelqu’un. Faites-le à haut voix, dans votre voiture, chez vous. Si vous en avez le courage enregistrez-vous. Dites ce qui se passe, ce que vous ressentez, ce que vous voyez, ce que vous entendez, ce que vous faites.

Puis demandez-vous si c’est la première fois que vous êtes dans cette situation. Essayez de vous rappeler comment vous avez fait la dernière fois pour sortir de ce mauvais pas. Y-a-t-il urgence cette fois ci?

Enfin, imaginez qu’un journal propose un concours pour vous aider à trouver la solution: Quel serait le titre de la manchette de ce journal?

2- prenez soin de vous: Se rebrancher sur notre corps est une manière très puissante pour trouver nos ressources. Avez-vous déjà remarqué que c’est sous la douche, en marchant ou en conduisant qu’on a tendance à tout résoudre? Le corps influence nos émotions, modifie le regard que nous portons sur nous-même et sur le monde avec son propre langage (non-verbal), et nous permet d’agir.

Le retour à l’action est le siège de votre confiance en vous, c’est pourquoi votre corps soit pouvoir vous aider. Organisez vos routines, vos habitudes physiques, en plus d’un sport si vous le pouvez.

  • Le matin: 10 minutes de méditation. De nombreuses applications proposent des séances gratuites; Headspace (en anglais) Mind (en français) Petit bambou ( en français).
  • Le soir: 30 minutes de marche créative à la place de quelques stations de métro: Activité géniale qui booste le corps et l’esprit. Forcément c’est là que tout se débloque, alors marchez avec votre carnet ou, (plus pratique) votre app. Dictaphone pour ne rien oublier, pour clôturer votre journée, pour poser ce que vous allez faire demain, avant de switcher sur la soirée.

3- neutralisez votre saboteur: c’est un petit virus intérieur qui est chargé de créer la pagaille, la désinformation, le manque de clarté, la méfiance, le manque de confiance en vous. Il vous empêche de mener à terme les décisions que vous avez prises. Il vous empêche de voir le monde positivement.

Très facile à reconnaître, il vous parle en mode « petite voix », mais à la différence de l’intuition, il ne vous parle que du passé (et de tout ce que vous avez raté jusqu’à présent). Il rabâche toujours les mêmes choses : «tu es nul(le)», «si tu étais capable de faire ça, ça se saurait».

N’essayez pas de l’éradiquer, il vous envoie des messages! Le problème c’est qu’ils sont à l’envers: il vous dit ce que vous ne voulez pas au lieu de ce que vous voulez. Donc maintenant à chaque fois que vous l’entendez, remettez le message à l’endroit.

Par exemple:

  • virus: « J’ai l’impression que tout ce que je fais a déjà été fait 1000 fois. D’ailleurs je n’ai jamais rien inventé de vraiment innovant. »
  • à l’endroit: « Chaque jours je progresse. À chaque pas, j’ose de plus en plus être moi-même, et exprimer ma créativité »
  • virus: « Je n’arrive pas à trouver la bonne idée qui débloquerait tout »
  • à l’endroit: « Je ne suis jamais bloqué(e) car je suis toujours capable de générer des tas d’idées. Je pourrai ensuite choisir »

 

3- tour de piste

Si vous ne savez pas où vous allez précisément ce n’est pas grave.Mais il est important de savoir que vous êtes dans la bonne direction.

Pour cela vous allez reconnecter ce que vous êtes, ce en quoi vous croyez et ce que vous faites.

Répondez à ces questions sur votre vie professionnelle ( en remplaçant le mot travail par celui qui vous convient le mieux : (être créatif/ être concepteur-rédacteur/ être designer / travailler comme ……)

  • pourquoi est ce que je travaille?
  • pour – quoi est ce que je travaille?
  • qu’est ce que mon travail signifie pour moi / qu’est ce qu’il représente pour les autres? / pour la société?
  • qu’est ce qui définit selon moi un travail bien fait?
  • Quel rapport mon travail entretient-il avec l’argent ?
  • Quel rapport mon travail entretient-il avec le développement, l’accomplissement, l’expérience?

Et maintenant tour de piste de votre vie personnelle :

  • Pour quoi suis-je sur Terre?
  • Quel est le sens de la vie?
  • Comment je me vois par rapport aux autres? ma famille? mon pays? et le reste du monde?
  • Pour moi, qu’est ce qui est bien ou mal? Juste ou injuste?
  • Quel est le rôle de la joie/ la tristesse – la paix/ le conflit , l’amour dans ma vie?
  • Quels sont les mots qui me définissent? (en mode « slash ») femme/ compagne/ mère/ membre de l’association…./ peintre à ses heures perdues/ …..

(Ce questionnaire vient de deux chercheurs américains Bill Burnet et Dave Evans dans leur étude « Designing your life »)

Où votre vision professionnelle et personnelle se complètent-elles? Où clashent-elles? L’une a-t-elle l’avantage sur l’autre?

4- Faites vos niveaux !

Evaluer vos niveaux EN CE MOMENT sur les quatre grandes catégories qui composent votre vie, et mettez-les à jour régulièrement

  • Santé/ physiologie/ physique : de 0% à 100%
  • Amour/ amitié/ entourage : de 0% à 100%
  • Joie/ fun : de 0% à 100%
  • Travail: de 0% à 100%

C’est un gros travail! Mais la récompense c’est que vous avez su mettre en place beaucoup d’indicateurs pour accompagner votre changement, et tout simplement vous permettre de vous transformer!

Un dernier conseil: n’oubliez pas que c’est dans l’action répétée que tout se joue, et non pas dans l’action d’éclat! Autrement dit 10 petits pas dans la bonne direction valent 100 fois plus qu’un saut …qui retombe comme un soufflé dans ses anciennes habitudes.

Alors soyez curieux, essayez, testez, sortez, parlez, racontez, dessinez, bloggez, dansez, bref PROTOTYPEZ!

Où avez-vous entendu dire que le premier jet était la version définitive? Now Future!

Ça sert à quoi un mind mapping?

J’ai une histoire à vous raconter.

J’étais en train d’imaginer un programme qui permettrait d’envisager son projet professionnel comme un projet de design, qui mixerait de la formation, du coaching et des techniques d’intelligence créative.

wow.

Mon intuition était forte, et j’avais rencontré plein de créatifs qui étaient super clairs et prolixes dans leur manière de travailler pour leurs clients, mais qui, dés lors qu’il s’agissait de leurs propres problématiques professionnelles, bizarrement ne savaient pas par où commencer ou comment faire pour résoudre leur problème.

Au point d’être mal. De n’avoir plus aucun recul.

« Parce que ce n’est pas comme un projet, tu comprends, il n’y a pas une commande, et un commencement clair; des phases et des validations. Et puis, il n’y a pas de livrable… »

Ah bon?

Et si au contraire, c’était exactement la même chose, et que chacun pouvait devenir son propre commanditaire, pour le plus génial de ses projets: une version améliorée de soi-même?!

wow 2

Me voilà emballée par mon intuition, bien décidée à la tester tout de suite maintenant.

J’imagine des challenges, des exercices, des phase de convergences, de divergence etc (je vous en dirais plus bientôt 😉 et le moment vient alors de synthétiser tout cela pour pouvoir vous en parler.

Le blanc.

Comment puis-je résumer tout cela? Comment puis-je partager avec vous cette réflexion de façon personnelle, sans tomber dans la démonstration, le raisonnement, parce que pour le coup, cette idée elle part d’une intuition très claire, mais pas d’un raisonnement.

D’une analogie.

Je tente de court-circuiter mon cerveau qui me joue des tours de courant alternatif, avec un mind-mapping .

1- je mets au centre le sujet central : Écriture personnelle de ProjectMe (bah oui, le nom de code de ce programme est… ProjectMe)

2 -j’inscris au tour les premières idées qui me viennent spontanément:

expérience personnelle / histoire/ créatifs/ 40 ans/ design ta vie

3- Je refais une passe d’idées spontanées sur chacun de ces thèmes:

  • expérience personnelle m’amène à alignement/ peur/ méthode/ fierté
  • histoire m’amène à récit/ temps/ scénario/ suspens
  • créatifs : freelances/ salariés/ étudiants/ sensibilités
  • 40 ans: sens/ puissance/ remise en questions/ 2eme adolescence 
  • design ta vie: prototype/ concret/ au-delà des limites/ acting/ exploration
4- Je choisis 3 mots au hasard dans ce 2ème cercle et je vois si je peux bâtir quelque chose avec cela, si une idée surgit qui serait de nature à expliquer mon programme, et même à continuer à le créer …
prototype- puissance- suspens

wow3

W.O.W.

Voilà l’idée.

Le prototype est l’expérience la plus puissante pour valider ou non une idée, une vision que l’on a, un projet qui émerge, pour l’améliorer, pour être dans l’action, pour envisager plusieurs versions, pour procéder par étapes successives.

Il court circuite la croyance qu’il n’y a qu’une version qui peut être la bonne, et que si on ne la trouve pas tout de suite, c’est qu’on est nul (ou que le projet est irréalisable). Se prototyper permet d’envisager plusieurs vies possibles; et de faire des choix.

« Je vais me prototyper aujourd’hui » c’est un peu comme aller chez le coiffeur!

Cela peut changer complètement la perception qu’on a de soi-même!

Se voir autrement.

Un prototype c’est aller vers l’extérieur, montrer aux autres son projet, c’est apprendre des autres, grâce aux autres, c’est faire alliance avec l’extérieur! Le prototype c’est l’action, c’est ce qui fait que vos merveilleuses idées ne vont pas mourrir étouffées au fond d’un tiroir.

Et le suspens arrive.

Le suspens c’est LE truc extraordinaire! Parce que lorsqu’on s’embraque dans un projet de design on sait l’on veut arriver mais on ne sait pas du tout comment on va y arriver et à quoi ça va ressembler!

C’est la même chose que les explorateurs qui armaient leurs navires pour aller découvrir de nouveaux continents mais qui ne savaient pas exactement à quoi cela allait ressembler ni le chemin qu’ils allaient emprunter…

De même que les explorateurs, nous partons avec une boussole qui nous rappelle toujours le sens général, mais les cartes, on les dessine chemin faisant!

La ligne d’arrivée? … suspens!

C’est exactement la raisons pour laquelle je fais ce programme: je suis convaincue que tout est déjà en nous, et qu’il nous faut partir à l’aventure pour aller découvrir une meilleure version de nous-même!

 

Vous imaginez si j’avais pris « salariés – alignement- au-delà des limites»? Ça vous parle?

Invitation au voyage.

À très vite pour la suite.