Polar et management

Vous le savez je suis fan de polar …Mis à part le suspens, l’intrigue, les rebondissements propres au genre, il y a dans ce type de littérature des ingrédients à haute dose qui me fascinent:

  • découverte de facettes de personnalité inconnues jusqu’alors
  • adaptabilité à la situation présente poussée à l’extrême
  • Haute valeur de l’intuition et vérification scientifique des hypothèse
  • Sortie du cadre obligatoire pour voir la situation autrement et espérer trouver une solution
  • prises de conscience et transformation de soi..

Alors voici un article dédié aux lecteurs de Fred Vargas sur l’intelligence collective dans l’équipe d’Adamsberg :

Par Antoine Brachet, c’est brillant et c’est ICI

Bonne lecture!

« Tu devrais networker… »

Version originale de l'article paru sur le blog de CREADS

Lorsque j’observe les freelance et entrepreneurs autour de moi, je m’aperçois que beaucoup sont très isolés. Et lorsqu’ils ressentent ce sentiment de solitude, en fait cela fait déjà très longtemps que le vide s’est fait autour d’eux.

Passionnés par leurs jobs, mais aussi débordés par les heures de travail, de prospection, d’administratif, ils se sont jetés à corps perdu dans leur mission, ils ont travaillé le soir et le week-end, ont oublié de faire du sport, de sortir, de se détendre, de voir leurs amis…

et lorsque la mission s’achève enfin, et qu’il faut en trouver une autre, ils s’aperçoivent alors qu’ils sont seuls.

À ce moment là, l’unique conseil qu’ils reçoivent c’est  le fameux « tu devrais networker c’est la clé pour réussir! ».

C’est un très bon conseil. Mais franchement, quand vous avez l’impression d’être un ours en hibernation, et qu’on vous demande de vous transformer en diva de la communication, ça pique. 

Rapidement, « réseauter » à quoi ça sert? 

Pour aller droit au but, « le réseautage est un moyen de se créer des relations professionnelles qui vous permettront d’accéder à des opportunités insoupçonnées »; autrement dit le réseautage vous permettra probablement de trouver des nouveaux clients, de nouveaux jobs ou de nouvelles missions …mais dans un second temps.

L’idée force c’est que les réelles opportunités sont celles pour lesquelles vous êtes recommandées car elles vous correspondent et bénéficient d’un capital confiance énorme offert par la personne qui vous recommande.

Il s’agit donc de rencontrer ces personnes, et d’établir avec elles une relation professionnelle riche et confiante.. sans avoir jamais travaillé avec elles!

Comment rencontrer ces personnes et que leur dire sont les deux questions épouvantables que l’on se pose quand on se sent isolé et qu’on ne sait pas par où commencer.

Voici 5 conseils pour vous en sortir.

n°1: Le déblocage : les applis

On vous a probablement conseillé d’aller dans des « événements », des cocktails, des vernissages ou autres salons professionnels pour vous retrouver au beau milieu de ces personnes que vous avez identifiées comme vos clients potentiels. Sauf que vous n’osez pas vous présenter spontanément, et que vous rougissez rien qu’à l’idée d’avoir à « vendre » votre offre. Du coup, vous restez collé au fond de la salle avec votre verre de jus d’orange à la main. Vous le faites deux fois et puis vous vous jurez que vous ne le ferez plus jamais!

Avant de devenir un professionnel du réseautage (oui, il y a certaines personnes qui sont super à l’aise avec ça) voici un moyen tout-à-fait intéressant pour commencer: les applications de networking.

Elles fonctionnent selon plusieurs critères (géolocalisation/ rencontres sur préférence de profil/ événements…) choisissez celle qui vous convient le mieux.

Pourquoi ce conseil numérique à des personnes qui se sentent isolées? Parce que c’est un démarrage en douceur; parce que ces applis vous apprennent les bases de ce qu’il faut savoir faire pas à pas; en enfin parce que la finalité est bien de rencontrer les personnes en vrai et non rester derrière son écran.  En effet c’est là que va se créer le feeling et la confiance nécéssaire à une recommandation ultérieure.

 

n°2: savoir dire qui on est et ce que l’on fait. 

Ça a l’air tout simple, dit comme ça mais l’exercice n’est pas si aisé. C’est la fameuse question-cocktail : « et vous, que faîtes- vous dans la vie? » à laquelle peu de personnes savent répondre clairement et précisément. Sur les applis, vous commencez par définir votre profil. Il vous faut un « titre » puis une description de ce que vous faites, et enfin des liens vers vos sites, portfolios, ou autres réseaux sociaux. Vous rajoutez vos expériences précédentes et votre formation.

Une fois que vous serez à l’aise avec ça, il vous pourrez reprendre ces éléments et  les « scénariser » pour vous présenter dans la vraie vie! La « scénarisation » c’est l’histoire que vous allez raconter sur vous qui pourra être plus ou moins courte, avoir des styles différents, un vocabulaire différent mais qui reprendra toujours les éléments de votre profils, et qui aura toujours comme aboutissement logique là où vous en êtes aujourd’hui, ou la direction professionnelle que vous prenez.

J’ai connu quelqu’un qui commençait sa présentation par « ma vie pro est une suite d’échecs! » .rires. étonnement. attention captée. Puis il racontait avec beaucoup d’humour trois expériences apparemment ratées (il s’était fait virer, s’était trompé d’orientation etc.) pendant que l’auditoire se rendait compte subtilement que ses trois rebonds successifs étaient remplis d’intelligence, de ressources et de créativité, ce qui était son fil rouge.

Vous n’êtes pas obligé d’aller aussi loin pour commencer! Être clair sur vous-même est déjà assez rare pour constituer une réelle avancée.

Pour résumer, ce que vous saisissez dans l’application vous sert également dans la vraie vie.

n°3: savoir et savoir-dire ce que l’on attend 

Alors voilà où les choses deviennent très intéressantes! C’est bien de savoir se présenter. Mais souvent les personnes s’arrêtent là, et attendent que leur présentation à elle-seule déclenche une étincelle chez leur interlocuteur, et que celui-ci soudainement se mette à leur proposer mille et une opportunités… Ça arrive. Mais c’est rare.

Ce qui arrive le plus souvent si vous vous arrêtez à la fin de votre présentation, c’est que votre interlocuteur vous trouve certes intéressant, mais n’ait pas l’envie ou le courage de faire tout seul la démarche de se demander, quelles pourraient être vos opportunités, ce dont vous avez besoin et comment il pourrait vous aider!

Du coup il vous répond que « c’est génial comme parcours… » et il se met à parler d’autre chose. La relation n’est pas crée, la confiance n’est pas établie, et clairement, il ne vous rappellera pas.

Alors que si vous savez ce que vous attendez d’un entretien, la personne se sent tout de suite valorisée parce qu’elle a été choisie pour son savoir ou son experience.

Si vous exprimez ce dont vous avez besoin (un conseil, un témoignage sur une expérience, des renseignements sur telle ou telle entreprise etc,) les choses sont précises et la personne en face est en confiance.

Soit elle peut vous aider, soit elle ne le peut pas, mais dans tous les cas, la relation est claire et franche. La confiance est là. Et la discussion devient tout de suite professionnelle. Avec un peu de chance elle devient même une réunion de travail!

L’expérience m’a montré que les autres veulent nous aider. Ça semble fou dans un monde complexe de concurrence, de paranoïa parfois, ou juste d’indifférence, mais le constat est là. Les gens veulent aider, naturellement, s’ils le peuvent.

Vous-même, si un jeune vous aborde en vous disant qu’il sort de l’école et qu’il se demande si c’est le bon moment pour commencer en freelance ou bien s’il faut faire ses armes en entreprise même si la perspective ne l’enchante pas, et qu’il vous demande comment ça s’est passé pour vous… vous allez l’envoyer sur les roses? Je parie que non.

Dans les aplications  vous devez remplir dans votre profil ce que vous cherchez (un nouveau job, des conseils, un collaborateur, etc.) : Ainsi lorsqu’une relation est établie, la personne en face sait exactement ce que vous cherchez! Et réciproquement.

La relation est ainsi tout de suite « qualifiée » ce qui ôte toute pression avant la rencontre car on part d’entrée de jeu sur un interêt commun ou un échange. Et je trouve cela hyper pertinent.

n°4: se fabriquer des entames toutes faites

Comment rédiger un mail de demande de mise en relation? ( sans y passer 3 jours..) Là aussi les applis nous aident beaucoup en nous proposant 4 ou 5 modèles à utiliser et à personnaliser.

Evidemment la meilleure mise en relation débute par quelque chose d’ultra-personalisé; mais pour commencer, on peut avoir recours à des « entames» un peu plus standards qui nous donnent de l’élan. Au fur et à mesure, on les affinera, et on verra aussi ce qui marche bien et ce qui marche moins bien!

Comme vous avez déjà réfléchi à ce que vous souhaitiez demander à la personne qui vous interesse, il est beaucoup plus facile de le mettre tout de suite dans ce fameux mail.

n°5: entretenir des relations sur le long terme. 

J’enfonce des portes ouvertes, mais je crois qu’il faut absolument le marteler. Le réseautage fonctionne s’il est sincère et authentique. En aucun cas il s’agit de rencontrer le plus de personnes possibles pour voir celles qu’on va « utiliser » et celles qu’on va « jeter ».

Autrement dit, quelque soit le résultat de votre échange, vous devez absolument renvoyer un message de remerciements pour cet échange, ou ce moment. Et plus tard, renvoyer quelques nouvelles sur l’avancée du projet dont vous lui avez parlé ou demander des nouvelles de ses projets à elle.

Pourquoi? cela n’a rien d’hypocrite, au contraire, c’est à ce moment là que les fils se tissent, que parfois les conversations s’engagent, et que les opportunités arrivent; car c’est là que vous écrivez ou vous téléphonez sans rien à demander, sans rien à recevoir. Juste par réel interêt.
Ce temps là n’est jamais perdu, et il vous permettra  peut-être de rencontrer des personnes extraordinaires, de futurs associés, votre prochaine mission, une nouvelle opportunité, ou -pourquoi pas?- ceux qui deviendront vos meilleurs potes.

En conclusion, on est d’accord, pour parvenir à vos fins, il faut du réseau. Un réseau ça se construit, ça se travaille, ça s’entretient.

Mais quand on est tout seul et qu’on déteste les événements networking, c’est un peu plus compliqué… au début! C’est pourquoi je vous conseille de vous mettre le pied à l’étirer avec les applications de networking qui vous « mâchent  le travail » jusqu’à ce que la démarche ne vous fasse plus peur et que rencontrer des inconnus soit devenu un plaisir.

Petit à petit vous adapterez votre présentation, vous jouerez avec, vous saurez la moduler selon vos interlocuteurs, ou le temps dont vous disposez; l’exercice deviendra réflexe.

De nos jours, les frontières entre la vie personnelle et la vie professionnelle sont de plus en plus poreuses, c’est pourquoi tous les réseaux sociaux (virtuels ou réels) sont des puits pour construire votre propre réseau. Alors n’hésitez plus, networkez!

SIMUL ET SINGULIS

Être ensemble et Être soi-même

Une personne travaillant dans le milieu du théâtre a récemment cité devant moi la devise de la Comédie Française

« Simul et Singulis »

Être ensemble et Être soi-même.

Immédiatement je fais mienne cette devise qui résume tout ce en quoi je crois et qui me semble être l’enjeu fondamental du travail, de notre société et du monde de demain. 

« …Dès sa naissance en 1680, la troupe de la Comédie-Française fut le fruit de la fusion de deux troupes d’horizons différents, voire rivales. Heureuse diversité qui l’a conduite aujourd’hui à ce collectif de sociétaires et pensionnaires aux parcours singuliers et dont la devise « Simul et Singulis », être ensemble et être soi-même, nourrit chacun dans son art par la somme des talents de tous. Un corps vibrant et vivifiant. »LA DOYENNE, CLAUDE MATHIEU

Pourquoi les 5 pourquoi, ça ne marche pas?!

« Outils indispensable » pour « éradiquer vos problèmes » la fameuse méthode des 5 pourquoi qu’on vous sert à toutes les sauces dans toutes les formations en management, ou en développement personnel, ça m’exaspère!

Vous connaissez le principe : vous avez un problème. Vous l’énnoncez; puis vous demandez « pourquoi? » vous avez ce problème; vous trouvez une première réponse; vous prenez cette réponse et la soumettez à son tour à la question « pourquoi? »et ainsi de suite, 5 fois de suite; Au bout de ce questionnement vous parvenez à la cause ultime de votre problème.

À ce point, vous êtes donc capable en supprimant la cause… de supprimer le problème.

(Contre-) Exemple:

  • je m’ennuie dans mon travail actuel
  • pourquoi?
  • parce-que je n’apprends rien d’intéressant
  •  pourquoi?
  • parce-que les missions que l’on me confie sont toujours les mêmes
  • pourquoi?
  • parce que personne d’autre n’est mieux qualifié que moi pour les réaliser
  • pourquoi?
  • parce-que mes collègues ne sont pas formés de façon adéquate
  • pourquoi?
  • parce-que l’entreprise n’a pas le temps de les former.

Pensez-vous vraiment que le fait que l’entreprise n’ait pas le temps de former cette personne soit la cause ultime du fait qu’elle s’ennuie? 

Voilà, les sorties de route sont légions avec ce processus et ceci pour deux raisons très simples

1- Si jamais on arrive dans l’une des réponses à une cause extérieure, la démarche n’a plus de sens si on ne peut agir sur cette cause. Dans notre exemple, c’est l’entreprise qui est révélée comme la cause du problème; et l’on ne peut agir dessus (à moins d’en être le patron) donc…

2- Cette méthode est issue de process qui ont été crées pour des machines au Japon! (pour faire court) *

3- les être humains et les entreprises sont des systèmes complexes . De multiples éléments entrent en interaction pour produire des situations qui, parfois, deviennent problématiques. Lorsque différentes variables entent en jeu pour produire cette situation,  l’outil est totalement inefficace, puisqu’il ne peut prendre en compte « qu’une ligne de causalité ». (Ou alors il faudrait le refaire X fois….quel bazar!)

En effet il cherche un lien de cause à effet. Or le lien de cause à effet nous amène à trouver des responsables. And so what? Peut-on vraiment  « éradiquer » tous les éléments responsables de notre problème?

Reprenons l’exemple du dessus en changeant la fin:

  • on me donne toujours les mêmes missions
  • pourquoi?
  • parce-que je n’ai jamais manifesté mon désir de faire autre chose
  • pourquoi?
  • parce que je suis sûre que mon chef va refuser
  • pourquoi?
  • parce que ça ne s’est jamais fait dans l’entreprise.

OK! on a trouvé LA solution! La personne va aller voir son chef en ayant bâti un argumentaire solide sur son potentiel et en faisant des propositions pour former elle-même son successeur. Magnifique. Et si le chef refuse? Retour à la case départ.

Et si le chef accepte mais que finalement la personne ne se plait pas du tout dans son nouveau poste? Certes elle aura résolu son problème d’ennui au sens strict, mais pour autant aura-t-elle vraiment agit dans le bon sens ?

Première conclusion : nous ne sommes pas des machines, contrairement à ce que croient encore certains; les solutions pour les machines ne sont donc pas adaptées aux êtres humains.

Deuxième conclusion: oui la complexité fout la trouille parfois. Et dans ces moments là on aurait très envie qu’un petit process de réparation nous permettent de régler tous nos problèmes. Mais s’il y a complexité, ça veut dire qu’il y a aussi non pas une seule, mais des tonnes de solutions! Et c’est là où ça devient franchement intéressant.

Alors oui, il va falloir chercher, travailler,  être parfois perdu, tester, essayer, recommencer, mais à la fin la solution que nous aurons déployée pour résoudre notre problème de départ sera notre création personnelle sur laquelle on pourra sans crainte s’appuyer pour aller plus loin sur notre chemin.

À très vite pour la suite..

*Cette technique a été à l’origine développée par Sakichi Toyoda puis fut mise en œuvre chez Toyota pendant l’évolution de ses méthodologies industrielles. L’outil a vu son utilisation répandue bien au-delà de Toyota et est maintenant utilisé dans Kaizen, Lean Manufacturing et Six Sigma.

Now Future!

Ou si cette période de rentrée morose et grise, était le moment pour se lancer dans une nouvelle aventure, changer d’habitudes, de boite, de job…ou de vie?

Si vous regardez en arrière les mois qui se sont écoulés avant la trêve estivale, vous vous dites que vous n’aurez jamais l’énergie cette année de ré-affronter tout cela!, Que vous avez frôlé le burn-out, que vous avez oublié de prendre soin de vous, (comment auriez-vous pu avec la pression que vous vous êtes mis côté boulot?), ou alors que vous vous êtes ennuyé à faire des choses qui vous semblent totalement inutiles à l’échelle de la planète…que vous avez renoncé à trop de choses par manque de temps, et que finalement, vous avez plutôt côtoyé la morosité , la répétition, et l’inquiétude, plutôt que le plaisir de faire ce qui vous plait réellement, ou construire quelque chose qui a du sens pour vous.

Alors c’est décidé, cette année, il faut que ça change!

Changer Quoi?

Changer soi-même. Pas de suspens. Tout simplement parce que chacun d’entre nous construit sa propre réalité, face à des situations de la vie quotidienne ; alors si l’on veut que la réalité change, c’est par nous-même qu’il faut commencer.

Une réalité différente pour chacun, vraiment? Par exemple, la réalité d’un ordinateur n’est-elle pas objective? Non, car il représente des tas de choses différentes selon les personnes: un outil de travail pour la majorité d’entre nous, une manne financière pour le constructeur, un défi R&D pour ses employés, un cauchemar pour ma grand-mère, le magasin du monde pour mes copines fashionistas, la vraie vie pour les no-life, un accès à l’enseignement pour toutes les personnes qui suivent des mooc, une gageure pour les associations écologiques, etc;

Bref, pour changer quelque chose dans sa vie personnelle ou professionnelle, il s’agit de changer la façon dont on perçoit les choses, ce qui va transformer petit à petit notre manière d’agir. et donc changer notre (la) réalité.

Oui, mais vous ne savez pas par où commencer ? Vous n’avez pas de passion particulière? Super. je vous renvoie tout de suite à cette excellente vidéo de Nicolas Beretti sur l’illusion de la passion

Mieux se connaître 

Mieux se connaître est la condition pour comprendre à la fois que qui nous plait vraiment, mais aussi les peurs que nous avons, nos désirs, nos aptitudes, nos freins, nos talents, ou nos croyances. Il ne suffit pas d’avoir « Envie d’avoir envie »…

Beaucoup de méthodes existent pour cela; des milliers de livres et autant de formations. Quelle que soit la manière dont vous entrez dans cette recherche, elle vous sera très profitable. Voici deux exercices pour amorcer la réflexion;

# les verbes d’action : pour avoir un panorama large d’exploration, commencez par trouver sur internet une liste de verbes d’action (#verbe d’action #compétences) et pointez ceux qui correspondent à des choses que vous aimez ou savez faire tout particulièrement dans les différents domaines proposés.

Attention : pensez à vous dans le contexte personnel. en effet, nous sommes très formatés par le contexte professionnel, et parfois nous savons très bien exécuter des choses par la force de l’expérience, qui ne font pas partie de nos aptitudes profondes. Par exemple, le cas de ces personnes qui savent parfaitement faire un bilan comptable, mais qui sont incapables d’organiser un voyage avant la veille au soir. Est-ce que «gérer » est un verbe d’action qui leur permettra réellement d’avancer dans leur recherche?

# « ma vie mon œuvre » : raconter son histoire permet de prendre du recul et de prendre conscience de certaines dynamiques de votre parcours. Racontez-là à plusieurs personnes différentes, demandez-aux autres de vous raconter leur histoire et vous verrez que parfois dans cet exercice, des choses apparaissent.

Pour commencer, construisez votre histoire sur ce plan très simple:

«d’où je viens → où je vais »

 évidemment le « où je vais » n’est pas évident à ce stade, mais c’est le moment d’explorer plusieurs pistes et de les laisser infuser … pour voir! N’ayez pas peur des choses apparemment contradictoires, ne cherchez pas à occulter les échecs car rappelez-vous que l’échec en lui-même n’a aucune importance, ce qui est important c’est ce que vous avez appris et de quelle manière vous avez réagi….et surtout racontez!

Si votre changement consiste à changer de job, vous commencez là les prémices de votre futur pitch.

Changer, pourquoi c’est difficile?

Il y a beaucoup de freins au changement, je vous propose d’en éclairer quelque uns avant d’aller plus loin:

1- sa propre réalité: comme on l’a dit en introduction, il n’y a pas une réalité mais autant de réalités que d’individus. Le premier grand frein est donc d’être isolé et seul.

Sortez, rencontrez d’autres personnes, allez dans des meetup sur des sujets qui vous intéressent, c’est absolument primordial pour que votre perception puisse se transformer pour vous permettre de faire des choses nouvelles. En témoignage cette jeune femme qui me disait participer à des réunions d’une grand association écologique où elle s’était rendue compte que son avis était écouté, pris en compte et où elle avait commencé à percevoir qu’exprimer ses convictions en public n’était pas du tout un problème dans ce contexte.

 

2- la résistance au changement: chaque fois que nous changeons quelque chose dans notre environnement professionnel ou personnel, cela crée un déséquilibre dans notre vie, jusqu’à ce que l’on retrouve un nouvel équilibre.

C’est ce qui se passe quand on déménage, quand on commence un nouveau job etc. Naturellement on a tendance à vouloir éviter ce déséquilibre qui nous fragilise et nous déstabilise. Pour autant c’est un passage obligé. Cette résistance n’est pas mauvaise en soi, parfois elle nous protège de décisions qui seraient trop risquées!

Attention: nous sommes très formatés pour faire des diagnostics et des auto-diagnostics, lister nos points forts et nos points faibles. Mais je crois que faire cela nous laisse surtout tourner en rond dans la situation qui ne nous convient plus.

Or, c’est bien l’objectif de progrès qui nous motive qu’il faut aller chercher!

 #Pour essayer d’y voir plus clair, faites-vous une liste de ce que le changement que vous souhaitez vous apportera une fois que vous aurez surmonté le déséquilibre initial:

Ce sera le point de départ de la construction de votre objectif !

Et ensuit cela vous permettra de mettre le doigt sur vos résistances et vos peurs, et comprendre en quoi elles vous protègent, en quoi elles vous freinent, et quelles pistes vous pourriez envisager pour les surmonter.

Je me souviens d’une manager d’équipe qui souhaitait se lancer dans la confection, sa passion depuis toujours, mais qui craignait le regard familial sur ce changement professionnel; cette résistance a cédé une fois le dialogue installé.

Alors maintenant comment on fait concrètement? (Munissez-vous d’un carnet!)

1- Observation : si vous avez décidé de changer, c’est que quelque chose s‘est passé et vous a envoyé un message du genre « enough is enough » .

Formulez votre situation. Imaginez vous en train de décrire votre situation à quelqu’un. Faites-le à haut voix, dans votre voiture, chez vous. Si vous en avez le courage enregistrez-vous. Dites ce qui se passe, ce que vous ressentez, ce que vous voyez, ce que vous entendez, ce que vous faites.

Puis demandez-vous si c’est la première fois que vous êtes dans cette situation. Essayez de vous rappeler comment vous avez fait la dernière fois pour sortir de ce mauvais pas. Y-a-t-il urgence cette fois ci?

Enfin, imaginez qu’un journal propose un concours pour vous aider à trouver la solution: Quel serait le titre de la manchette de ce journal?

2- prenez soin de vous: Se rebrancher sur notre corps est une manière très puissante pour trouver nos ressources. Avez-vous déjà remarqué que c’est sous la douche, en marchant ou en conduisant qu’on a tendance à tout résoudre? Le corps influence nos émotions, modifie le regard que nous portons sur nous-même et sur le monde avec son propre langage (non-verbal), et nous permet d’agir.

Le retour à l’action est le siège de votre confiance en vous, c’est pourquoi votre corps soit pouvoir vous aider. Organisez vos routines, vos habitudes physiques, en plus d’un sport si vous le pouvez.

  • Le matin: 10 minutes de méditation. De nombreuses applications proposent des séances gratuites; Headspace (en anglais) Mind (en français) Petit bambou ( en français).
  • Le soir: 30 minutes de marche créative à la place de quelques stations de métro: Activité géniale qui booste le corps et l’esprit. Forcément c’est là que tout se débloque, alors marchez avec votre carnet ou, (plus pratique) votre app. Dictaphone pour ne rien oublier, pour clôturer votre journée, pour poser ce que vous allez faire demain, avant de switcher sur la soirée.

3- neutralisez votre saboteur: c’est un petit virus intérieur qui est chargé de créer la pagaille, la désinformation, le manque de clarté, la méfiance, le manque de confiance en vous. Il vous empêche de mener à terme les décisions que vous avez prises. Il vous empêche de voir le monde positivement.

Très facile à reconnaître, il vous parle en mode « petite voix », mais à la différence de l’intuition, il ne vous parle que du passé (et de tout ce que vous avez raté jusqu’à présent). Il rabâche toujours les mêmes choses : «tu es nul(le)», «si tu étais capable de faire ça, ça se saurait».

N’essayez pas de l’éradiquer, il vous envoie des messages! Le problème c’est qu’ils sont à l’envers: il vous dit ce que vous ne voulez pas au lieu de ce que vous voulez. Donc maintenant à chaque fois que vous l’entendez, remettez le message à l’endroit.

Par exemple:

  • virus: « J’ai l’impression que tout ce que je fais a déjà été fait 1000 fois. D’ailleurs je n’ai jamais rien inventé de vraiment innovant. »
  • à l’endroit: « Chaque jours je progresse. À chaque pas, j’ose de plus en plus être moi-même, et exprimer ma créativité »
  • virus: « Je n’arrive pas à trouver la bonne idée qui débloquerait tout »
  • à l’endroit: « Je ne suis jamais bloqué(e) car je suis toujours capable de générer des tas d’idées. Je pourrai ensuite choisir »

 

3- tour de piste

Si vous ne savez pas où vous allez précisément ce n’est pas grave.Mais il est important de savoir que vous êtes dans la bonne direction.

Pour cela vous allez reconnecter ce que vous êtes, ce en quoi vous croyez et ce que vous faites.

Répondez à ces questions sur votre vie professionnelle ( en remplaçant le mot travail par celui qui vous convient le mieux : (être créatif/ être concepteur-rédacteur/ être designer / travailler comme ……)

  • pourquoi est ce que je travaille?
  • pour – quoi est ce que je travaille?
  • qu’est ce que mon travail signifie pour moi / qu’est ce qu’il représente pour les autres? / pour la société?
  • qu’est ce qui définit selon moi un travail bien fait?
  • Quel rapport mon travail entretient-il avec l’argent ?
  • Quel rapport mon travail entretient-il avec le développement, l’accomplissement, l’expérience?

Et maintenant tour de piste de votre vie personnelle :

  • Pour quoi suis-je sur Terre?
  • Quel est le sens de la vie?
  • Comment je me vois par rapport aux autres? ma famille? mon pays? et le reste du monde?
  • Pour moi, qu’est ce qui est bien ou mal? Juste ou injuste?
  • Quel est le rôle de la joie/ la tristesse – la paix/ le conflit , l’amour dans ma vie?
  • Quels sont les mots qui me définissent? (en mode « slash ») femme/ compagne/ mère/ membre de l’association…./ peintre à ses heures perdues/ …..

(Ce questionnaire vient de deux chercheurs américains Bill Burnet et Dave Evans dans leur étude « Designing your life »)

Où votre vision professionnelle et personnelle se complètent-elles? Où clashent-elles? L’une a-t-elle l’avantage sur l’autre?

4- Faites vos niveaux !

Evaluer vos niveaux EN CE MOMENT sur les quatre grandes catégories qui composent votre vie, et mettez-les à jour régulièrement

  • Santé/ physiologie/ physique : de 0% à 100%
  • Amour/ amitié/ entourage : de 0% à 100%
  • Joie/ fun : de 0% à 100%
  • Travail: de 0% à 100%

C’est un gros travail! Mais la récompense c’est que vous avez su mettre en place beaucoup d’indicateurs pour accompagner votre changement, et tout simplement vous permettre de vous transformer!

Un dernier conseil: n’oubliez pas que c’est dans l’action répétée que tout se joue, et non pas dans l’action d’éclat! Autrement dit 10 petits pas dans la bonne direction valent 100 fois plus qu’un saut …qui retombe comme un soufflé dans ses anciennes habitudes.

Alors soyez curieux, essayez, testez, sortez, parlez, racontez, dessinez, bloggez, dansez, bref PROTOTYPEZ!

Où avez-vous entendu dire que le premier jet était la version définitive? Now Future!