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Personal branding épisode 3

Après les préalables importants sur la notion de Personal Branding ICI et ICI, voici une fiche-synthèse sur ce que c’est, et les premières choses à mettre en oeuvre pour s’y lancer.

Prêts?

Un peu d’histoire

Qui a inventé le Personal Branding? 

Hollywood. Comme d’habitude lorsqu’on parle de communication et d’innovation!

La marque qui est Personne, la Personne qui devient Star. La Star, un être en qui chacun s’identifie et qui s’identifie à tous. Un être de fond et non de forme contrairement aux idées reçues. Un être immortel. »Jacques Séguéla in « Hollywood lave plus blanc »

Qui a théorisé le Personal Branding? 

  • Al Ries et Jack Trout en 1981 dans leur livre Positionning- How to be seen and heard in the overcrowded marketplace

Tom Peters, dans un Article pour Consultants« IT IS SIMPLE, YOU ARE A BRAND » 1997 – , Peter Montoya :2002 THE BRAND CALL YOU et William Arruda 2007 METHODE ACCESSIBLE PAR INTERNET « REACH CC »qui parlent de marque pour la première fois

Et en France? 1981, Jacques Séguéla propose la personne-marque avec la Force Tranquille

Une définition du Personal Branding

Le personal branding c’est un processus qui permet de dé-couvrir sa communication et son image personnelle (orale, écrite, numérique) de manière claire, cohérente et crédible, pour se démarquer et se de faire reconnaître dans son environnement professionnel ou sur son marché pour réussir.

ou

communiquer pour RÉVÉLER UNE IMAGE FORTE ET AUTHENTIQUE DE SOI-MÊME,

(N.B.: attention chaque mot compte)

Pour quoi faire?

  • pour trouver un stage, un premier emploi
  • pour trouver un nouvel emploi
  • évoluer au sein de son entreprise
  • atteindre des fonctions qui nous semblaient très hautes
  • pour réaliser ses projets

bref, pour les salariés, les indépendants, les étudiants, les porteurs de projet.

Et c’est difficile?

Un peu. Avant il était facile de dire qui on était. On était défini par –  l’appartenance à une famille,

ou
l’appartenance à un métier ou à une entreprise;

Aujourd’hui c’est plus compliqué de dire qui on est!

  • on a plusieurs activités en même temps, soit par nécessité, soit par envie d’accomplissement;
  • on a des métiers qu’il est difficile de définir parce qu’il sont récents, ou parce que les intitulés sur les cartes de visite sont complètement abstraits.

Et puis faire un CV ce n’est plus si évident! Le cv en mode chronologique ou « déroulement de la vie » est largement  remis en questions: on est plus en arborescence qu’en ligne.

Le parcours c’est une dynamique, plus qu’une accumulation.

La dynamique professionnelle -personnelle existe de moins en moins car

elle sous-entend l’idée du masque professionnel. Or de plus en plus on souhaite montrer qu’on est soi + son réseau de partenariats+ les réseaux que l’on a construits. Une arborescence.

Mais alors ça sert à savoir se vendre???

Et si …

  • on remplaçait « marque » par « Empreinte« ?
  • on remplaçait »produit » par « Multiplication« ?
  • on remplaçait « vendre » par « Converser« ?

Ma marque personnelle c’est avant tout l’empreinte que je veux laisser.

L’expertise ne suffit pas

On est expert de soi-même et on est le meilleurs expert de son projet. MAIS Les experts ne sont pas les meilleurs communicants

Donc, le but c’est de :

  • Savoir parler de soi en parlant aux autres
  • Savoir se mettre en avant dans son propre style
  • Savoir nouer des relations durables avec son réseau
  • Savoir toucher sa cible

Ce qui demande

  • d’avoir une vision claire de qui ont est et ce que l’on veut,
  • d’avoir de l’estime pour soi
  • d’oser exprimer sa différence pour réussir.

Comment on commence?

1- Voici une première méthode que je trouve interessante: le business model personnel que vous pouvez retrouver sur le site Business Model YOU

Remplissez le canevas en ayant bien à l’idée qu’une ligne verticale sépare cette carte en deux: ce qui est à gauche représente votre efficacité – cerveau gauche/ logique- , ce qui est à droite représente vos valeurs – cerveau droit/ émotion-.

2-Bâtissez votre « légende personnelle » à l’aide du Voyage du héros. C’est cela qui donne de la cohérence à tout le reste!

(N’hésitez pas à vous référer au livre de Joseph Campbell pour comprendre toutes les étapes. Oui oui, le héros c’est vous!)

Vous pouvez aussi raconter votre histoire en respectant cet ordre:

Et maintenant pitchez!

1- Le pitch twitter: le minimum syndical. Mon préféré. Je l’appelle aussi le pitch « verbe d’action ».

 voilà ce que je fais / pour qui/ pour quoi 

(« j’accompagne les managers à faire des réunions plus efficaces grâce à des techniques spécifiques »)

2- Le pitch question : c’est celui qui part de la frustration de votre interlocuteur. C’est celui qu’il faut construire quand on est porteur de projet.

Vous est-il déjà arrivé de….?

(« Avez-vous déjà consulté plusieurs pages internet sans trouver une méthode claire et simple pour vous aider à réussir votre Pitch ? Vous n’en avez pas assez de ces pages web optimisées pour le référencement mais qui ne vous apportent ni exemple concret ni la bonne méthode rapidement ? Et bien c’est ce que nous avons vécu chez….Et nous avons décidé de… »)

3- Pitch Storytelling : votre histoire

Lorsque j’ai commencé à travaillé,  (j’ai vécu telle experience/ je me suis rendu compte de ….) et aujourd’hui j’ai envie de partager une raison profonde pour laquelle je fais ce métier là.

4- Pitch « un seul mot ». Le must. inventé par Maurice Saatchi. C’est le mot que l’on dit en pensant à vous. C’est à vous que l’on pense lorsqu’on entend ce mot.  Vous n’y croyez pas?  A quelle société informatique pensez-vous lorsqu’on vous dit le mot « recherche » ? Si vous répondez Google, alors frottez-vous au pitch en un seul mot.

Dan Pink conseille de commencer par rédiger un pitch en 50 mots. puis le réduire à 25, puis 6. On parie que dans ces 6 mots, il y a LE mot.

Il en existe quelques autres, je dirais réservé aux joueurs, ou aux personnes plus expérimentées car ils font appel à l’humour ou à la provocation. On se les garde pour plus tard!

C’est difficile? Je vous propose d’expliquer votre parcours, votre métier ou votre projet à un enfant de 7 ans. Cela oblige à utiliser des mots simples , simples, basiques. (pardon! mais je n’ai pu m’en empêcher), et par là-même  aller à l’essentiel.

Une dernière chose

Vous êtes en train de passer pas mal de temps sur ce que vous faites, ce que vous êtes … n’oubliez pas de penser à

  • ce que vous ne faites pas;
  • ce que vous refusez de faire (et que vos concurrents font) ;
  • qui sont vos concurrents;
  • qui sont vos partenaires.

La dernière des dernière

N’ayez pas peur d’être clivant! 

Si tu fais un film qui plait à tout le monde, tu n’auras pas fait avancer le cinéma – François truffaut

 

 

 

La Rencontre

« Et puis, il y a ceux que l’on croise, que l’on connait à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie. »Victor Hugo

Il y a des rencontres qui changent notre vie. La plupart du temps, et à moins d’événements extérieurs frappants, tous les grands changements de notre existence ont été initiés  par une rencontre.

Albert Camus, dans Le premier homme, raconte son enfance et la rencontre décisive avec son instituteur qui a cru en lui permit d’entrer au lycée. Pour quel destin!

Nos vies, leurs virages, leurs accélérations, leurs pauses, peuvent être relatés par les rencontres qui les ont ponctués. Amours, grandes amitiés, mentors, professeurs, partenaires, enfants…. mais aussi personne oubliée dont il nous reste la phrase, le regard ou la présence qui a changé notre trajectoire.

Les rencontres ont ce pouvoir: influer les trajectoires. Elles peuvent contrarier les projets les plus sûrs, ou au contraire accélérer le temps. Elles peuvent détruire ou démultiplier. Elles nous demandent de nous positionner, de nous engager, par leur pouvoir d’attraction.

Une rencontre est une promesse de futur différent. Une promesse de changement. Cette expérience n’a rien à voir avec le fait d’être timide ou pas, extraverti ou introverti. Elle est parfois fortuite, parfois provoquée,  instantanée ou sur la durée, mais aura cette influence sur nous qui nous fera la décrire ensuite comme le point de départ, l’origine.

Partant de cette expérience concrète si souvent relatée, qu’une rencontre est à l’origine d’une nouvelle idée, d’une nouvelle façon de voir, d’une solution, d’une énergie ou d’une certitude, il est intéressant de se demander comment elle advient dans la vie professionnelle et dans l’entreprise.

Et si, … au-delà des process, des organisations, des événements de l’entreprise, on pouvait favoriser les rencontres au-delà des rendez-vous connus, au-delà des hiérarchies et des habitudes?

Le networking? Pour échapper au monde des sites de rencontres amoureuses, le « networking » a insisté sur le but de faire des rencontres pour construire un réseau professionnel et trouver à terme le travail souhaité. Les personnes rencontrées ne sont pas le fruit du hasard, mais ont des positions, des compétences ou des relations que nous imaginons pouvoir servir nos propres projets. Dans le networking, rencontrer les autres est l’action à faire. Dans la rencontre, l’action nait de cette rencontre.

La « rencontre » a un caractère hasardeux, relève de la « sérendipité » (c’est-à-dire du don de faire des trouvailles par hasard), mais surtout, surtout, son résultat, ou ce qu’elle produit est totalement imprévisible. Elle a un caractère émotionnel, cognitif, et physique en même temps.

Il est difficile de faire le projet de favoriser quelque chose de si imprévisible dans un monde concentré sur la maîtrise du risque, et où succès et performance ont une place si prépondérante.

Il est difficile de vouloir favoriser quelque chose qui a plus de rapport avec la « rencontre amoureuse » par son caractère intuitif, qu’avec un « entretien d’évaluation » professionnel bien cadré dans le milieu professionnel.

Et pourtant, lorsqu’elle se produit, son effet est si puissant, sa capacité à transformer est telle, personnellement et professionnellement, qu’il semble indispensable de lui créer des espaces propices, et notamment dans le monde du travail en pleine mutation.  Rencontrer, avoir accès, découvrir, être surpris, écouter, s’imprégner, imaginer, … comment donner ces occasions à l’intérieur et à l’extérieur de l’organisation?

La rencontre est une liberté, un traie de génie humain. 

Et vous, quelles ont été les rencontres marquantes de votre vie? 

Vous trouverez bientôt sur le blog une page dédiée à la recherche de tous les facteurs, techniques, événements, idées et expérimentations qui peuvent favoriser les Rencontres en ceci qu’elles font partie des plus grandes  forces de changement et de transformation de l’être humain.

 

Le chef de projet et le créatif

Article issu de mon interview sur le site de CREADS le 19.02.18

Tous les jours nous travaillons sur nos projets, nous gagnons des nouveaux projets, nous avons trois projets en cours… bref, un projet c’est un travail, une mission ,un client, des échéances, un livrable, une création, des étapes, des tâches et.. un chef de projet.

Vous.

Le mot est tellement entré dans notre vocabulaire quotidien, qu’il ne me serait même pas venue à l’idée de le questionner jusqu’à ce qu’on me demande de former des personnes au management de projet.

A cette occasion, je me suis rendue compte que certains aspects du management de projet n’étaient pas assez maîtrisés, et que cela pouvait gravement nuire au projet lui-même et surtout à celui qui est censé le piloter.

Remettons les choses dans l’ordre, même si ce n’est pas toujours facile.

Qu’est-ce qu’un projet? Un risque.

Il y a plusieurs caractéristiques au projet , certaines vous paraîtront évidentes, d’autres moins.

  • Un projet vis à créer quelque chose de nouveau (pour nous créatifs, c’est la base!);
  • …et de spécifique (pas de copier-coller);
  • mais aussi quelque chose de transversal : qui englobe plusieurs métiers; savoir-faire, cultures… (ne serait-ce que celle du client), et donc un travail en équipe;
  • un projet comporte une date de début et une date de fin (pas difficile… mais êtes-vous toujours au clair avec la date de fin?)
  • et enfin un résultat, c’est-à-dire un livrable.

Tout cela semble basique, mais attention! La conséquence de ce que l’on vient d’énoncer, c’est que par nature, un projet est une prise de risque. Même si on sécurise le plus possible les aléas, les données, les processus etc.… nous prenons un risque en nous lançant dans un projet; c’est excitant, et c’est aussi pour cela que nous le faisons;

Mais il est important de le rappeler à nos clients. Le « 0 risque » serait un contre-sens; vous n’y êtes donc pas tenus.

Le métier et le projet : un dédoublement de personnalité obligé

Il y a des personnes dans d’autres secteurs d’activité dont le métier est d’être  « chef de projet ».Pour un créatif, il faut bien séparer les deux aspects:

  • d’un côté le créatif exercera son métier de concepteur (graphique, design web etc.);
  • de l’autre il gérera son projet.

Si l’on ne voit pas cet aspect de management de projet, on prend le risque de ne plus avoir assez de recul pour avoir une vision claire des différentes tâches à effectuer en ne se concentrant que sur sa création;

le projet risquera alors de se faire déborder par le planning, les coûts, les relations avec le clients, les décisions à prendre etc.

Votre « métier » ne tient pas compte du contexte: c’est votre talent, vos connaissances, votre habileté, votre créativité.

Votre « projet » c’est votre métier mis en face d’une réalité, c’est-à-dire votre capacité à prendre des décisions.

Au final vous allez prendre deux personnalités : celle du concepteur et celle du pilote dont la responsabilité est de prendre des décisions pour atterrir correctement en délais, coûts etc.

Le personnage principal du projet c’est le Client

S’il n’y a pas de client, il n’y a pas de projet. C’est lui qui donne l’intention du projet, c’est lui qui en a déterminé les enjeux; et c’est lui encore qui va arbitrer les questions relatives au budget, au planning et au livrable. Vous devez savoir qui est votre client!

Rappel: votre client est la personne qui vous paye. (Ce n'est pas forcément celle qui bénéficie de votre projet).

Allons plus loin!

Dans les projets classiques, on admet facilement que « le client a tous les droits » sur son projet. Après tout, c’est son projet!

Dans un projet créatif, ce qui est compliqué c’est que le créatif considère que cette création lui appartient aussi, en tant qu’auteur.

Cette subtilité lorsqu’elle n’est pas soulevée au départ peut être source de beaucoup de frustrations! Il est important d’avoir les idées (ou le contrat) claires sur ce point.

C’est à mon avis une question de dosage, entre céder aux quatre volontés du client (et se décrédibiliser), ou être intransigeant et avoir un client insatisfait (et donc non pérennisé) .

Soyez exigeant sur votre création, et soyez-le aussi dans les responsabilités réciproques.

Pour synthétiser, je dirais que dans un projet, tout ce qui menace

  • le budget global
  • le planning global
  • le résultat global

tout cela, doit être arbitré par le client.

Le chef de projet créatif lui doit alerter le client quand l’un de ces trois éléments est en péril pour n’importe quelle raison.

Ce qui amène sur le point le plus important avec le client: la relation avec le client est de nature contractuelle. Pourquoi est-ce si important? Parce-que pour autant, ce n’est pas un contrat de subordination. C’est une relation dans laquelle client et chef de projet ont des obligations réciproques.

Et si vous ne deviez retenir qu’une chose de cet article ce serait celle-ci: la garantie pour qu’un projet réussisse réside dans la qualité de la relation entre le responsable du projet et son client. Dans le fait que chacun ait bien compris la nature de sa responsabilité pour faire équipe avec l’autre.

Un petit point de méthode

Pour vous aider à y voir plus clair dans chaque projet et pour vous aider à aller éclaircir les zones de flou au démarrage d’un projet, je vous propose d’établir à chaque démarrage une « fiche projet » ou un « acte de naissance » du projet à garder toujours sur votre dossier ou votre bureau.

Voici les rubriques à créer:

  • Le contexte: C’est le client qui vous le transmet et c’est le « pourquoi du projet »; le résumé de l’avant-projet. comment votre client en est arrivé à imaginer ce projet.
  • Les enjeux du projet: encore un fois c’est le client qui vous les transmet. vous devez être sûr de les avoir compris. C’est ce qui est « en jeu » si le client réalise ou non ce projet
  • l’objectif: là c’est le résultat que vous devez atteindre.
  • le planning global
  • les ressources nécessaires (attention! il ne s’agit pas uniquement du budget mais aussi des ressources humaines et logistiques!
  • les contraintes: ce qui est non-négociable
  • les risques (ce qui pourrait menacer l’objectif, le budget ou les ressources)

L’idéal, c’est que vous puissiez constituer cette fiche projet à l’occasion de votre premier échange avec votre client. De cette manière vous l’aiderez aussi à éclaircir sa demande et sa vision. Vous pourrez commencer une relation d’échange, d’apport réciproque et de confiance.

D’ailleurs, tout bien réfléchi, vous pourriez tout-à-fait utiliser cette trame pour vos projet personnels, où le client… c’est vous!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les émotions, ces inconnues

Les émotions sont un langage parallèle. Lorsqu’elles surviennent, elles nous envoient des communications, des messages qui nous font réagir, mais que nous ne savons plus décoder.

Le langage émotionnel est très ancien.

Archaïque. Il provient du cerveau dit « reptilien »qui gère la satisfaction de nos besoins essentiels: dormir,  manger, boire, se reproduire.. Il assure aussi le besoin d’intégritéqui se manifeste de trois manières:

  • Besoin de sécurité
  • Besoin de d’identité
  • Besoin de réalité d’être*, de tangibilité.

Pour répondre à ces trois besoins, le cerveau reptilien a mis au point 3 stratégies de défense qui sont:

  • La fuite
  • La lutte
  • Le repli sur soi

Ces trois besoins et ces trois stratégies de défense sont si ancrés dans notre cerveau qu’ils sont automatiques. Mais si l’un de ces trois besoins n’est pas satisfait alors notre vieux cerveau nous envoie des messages sous forme d’émotions pour nous motiver à satisfaire ces besoins au plus vite! 

  • La peur nous indique que notre besoin de sécurité n’est pas satisfait,
  • La colère nous indique un besoin d’identité à combler,
  • La tristesse ou la fatigue, qui nous fait pleurer, pointe que nous avons besoin de restaurer le sentiment de tangibilité.

Quand nous parvenons à satisfaire ces besoins, tout va bien. Quand malgré nos efforts, nous n’y parvenons pas, nous nous sentons perdus, stressés, angoissés, en souffrance.

Les émotions sont essentielles à la vie.

Comme nous l’avons dit, les émotions sont un langage parallèle, très ancien et totalement automatique, en quelque sorte nous avons perdu le code, et pour cette raisons nous n’avons aucun moyen de supprimer ou de contrôler nos émotions!

En revanche, nous pouvons mettre à profit les messages qu’elles nous envoient et tenter de comprendre ce qu’elles disent de nous. En faisant cela nous pouvons apprendre un peu plus sur nous mêmes, sur nos besoins et sur nos manques … sans faire de contre-sens!

L’émotion est un cri d’alarme pour soi!*

Si mon client est très sévère sur les dead-line, la peur que cela provoque chez moi m’appartient. À moi de m’en libérer, non pas en essayent de la nier ou de la contrôler mais en trouvant une solution avec cette peur qui m’ appartient. 

Nous pouvons alors commencer à satisfaire nos besoins pour nous sentir mieux.

*Catherine Aimelet-Perissol in « Comment apprivoiser son crocodile ». ed. Pocket.